Iban Raïs est journaliste. Après avoir mené une enquête pour Mediapart en début 2020, qui avait secoué le petit monde des écoles de commerce, il vient de sortir son premier ouvrage, La fabrique des élites déraille. Une enquête inquiétante et passionnante sur les dérives au sein des écoles de commerce, qui se concentre sur HEC, l’EDHEC et l’ESSEC. Agressions sexuelles, viols, accidents liés à l’alcoolémie, silence des directions et manipulations : un témoignage puissant sur les graves manquements de ces lieux où les dirigeants de demain sont formés. Entretien mené par Sacha Mokritzky.

Pour entrer en école de commerce, les étudiants passent pour la plupart par une classe préparatoire. Dans ces classes, l’ambiance est studieuse, faite de bachotage, de travail rigoureux, au détriment souvent de toute vie sociale. Comment expliquer que des étudiants conditionnés ainsi finissent par dérailler en école ?

En arrivant en école de commerce, ces étudiants sont encore très jeunes. Cela fait plusieurs années qu’ils ont mis toute vie sociale de côté, trop occupés à bachoter, et ce, même avant d’être en prépa, puisque toutes les appréciations, toutes les notes, dès la troisième, comptent pour entrer dans le supérieur. Alors, à vingt ans, vingt-et-un ans, ils découvrent une vie qui leur était jusqu’alors inconnue, faite de soirées, d’événements tous les soirs, d’open-bars réguliers. C’est Disneyland, tout est à leur portée. D’autant plus que le contenu des cours n’est pas très compliqué ; voilà deux ans qu’ils bossent comme des chevaux, et ils se retrouvent dans ces trois écoles où le niveau est bien plus faible. Une source, que je ne cite pas dans le livre, me disait qu’avec le même rythme que la prépa, le programme d’un bachelor ou d’un MBA serait rempli en un an. Le dépaysement total entre deux vies étudiantes radicalement différente occasionne les dérives que nous connaissons. 

Peut-être que c’est le système de prépas qui est à revoir : nous sommes, en France, les seuls à avoir ce modèle. Les américains nous regardent avec un oeil curieux. Ce n’est, évidemment, pas une excuse, mais une tentative d’explication quant au « pétage de câble » que l’on constate dans les premiers mois passés sur ce campus, ces fameux week-end d’intégration durant lesquels c’est agressions sexuelles, beuveries et viols à gogo. Il n’y a même pas de formation au consentement ou aux limites de l’alcoolisation : on leur donne les clés du campus, et ils font n’importe quoi.

Vous expliquez à quel point le niveau des cours est faible. Finalement, on leur explique que la réalité des écoles de commerce, ce sont les associations, qui sont plus importantes dans leur construction professionnelle que leurs cours.

Les associations sont des cercles fermés, pour certains très influents, qui vont ensuite leur permettre d’être embauchés dès leur diplomation. Dans le livre, je prends l’exemple de la Course Croisière EDHEC (CCE). L’EDHEC est dans le top 4 ou 5 des écoles de commerce françaises, et cette association, la CCE, est la plus puissante d’Europe : elle bénéficie de trois millions d’euros de budget annuel pour organiser la plus grande régate étudiante du monde. Elle organise des dîners entre promotions, invite des anciens étudiants de l’école ; ce sont des petits cercles qui se cooptent, se reproduisent. Une source, recruteur dans une entreprise, me confiait que les CV sur lesquels il était écrit CCE passait sur le dessus de la pile. C’est un esprit de corps, qui se transmet, se poursuit ensuite. Ils vont non seulement retrouver leurs camarades de promotion dans leur travail futur, mais en plus avoir été membre de la bonne association ou capitaine de l’équipe de football leur permettra de décrocher un poste plus facilement. Le plus important, ce n’est pas le contenu des cours. Je vous renvoie à un ouvrage très intéressant de Maurice Midena, un collègue journaliste d’Arrêts Sur Images, Entrez rêveurs sortez manageurs. Il y montre la vacuité du contenu des cours dans ces écoles de commerce. Il est très dur d’y entrer, mais une fois à l’intérieur, même de mauvaises notes ne valent pas une exclusion. D’ailleurs, même avec des mauvaises notes il est aisé d’être diplômé. L’intérêt de ces écoles, c’est, avant tout, de pénétrer des cercles d’influence de plus en plus restreints, de préparer ton après-diplôme.

Vous parlez de cette Course Croisière EDHEC. Dans votre ouvrage, vous parlez du cas de Manuel, qui, parce qu’il voulait entrer dans cette association, s’est retrouvé en danger et invalide après avoir chuté, saoul, de dix mètres. Le plus flagrant dans ce récit, c’est la réaction de l’école, des associations, des partenaires financiers, qui ont tout fait pour étouffer l’affaire. Finalement, l’argent domine toujours.

Voilà une chose que je martèle, car il ne faut surtout pas l’oublier. Ce ne sont pas des étudiants, ce sont des clients, qui paient jusqu’à 15 000 euros l’année pour avoir le droit d’étudier dans ces locaux-là. Le cas de Manuel est terrible ; à peine l’accident avait eu lieu que des réflexes de classe se sont mis en place. Dans les minutes qui suivent, on va mentir à la mère de Manuel lorsqu’elle arrive à l’hôpital, et c’est ensuite une stratégie très rodée qui se met en œuvre, mettant en scène l’administration, mais aussi la CCE, unies pour étouffer l’affaire. Le directeur de l’époque, Olivier Oger, va tout faire alors pour rassurer les parents. Non pas qu’ils s’inquiètent du jeune Manuel ou de la sécurité de leurs enfants : leur crainte, c’est que la réputation du diplôme en prenne un coup. De souvenir, il n’y a qu’un seul professeur qui ait pris le temps de se rendre à l’hôpital pour voir le jeune homme.

Ces écoles font leur communication sur un présumé esprit de promotion, voire de famille, c’est l’ambiance « tous dans la même galère, tous solidaires ». En réalité, dès que la réputation de l’école peut être entachée, une stratégie d’étouffement se met en place, il est interdit aux parents de parler à la presse. Un collègue de la Voix du Nord m’expliquait qu’à l’époque des faits, tout était très opaque. Il avait reçu plusieurs appels très désagréables ; quand l’image de ces écoles est en danger, c’est le pire de l’influence que l’on retrouve.

Manuel devrait, croisons les doigts, être enfin diplômé en juin : huit ans après son accident ! Il n’a pas lâché, au point de se fâcher avec certains membres de sa famille, a changé plusieurs fois d’avocats. Quand tu lances ta jeune carrière, comme lui, que t’as réussi à rentrer à l’EDHEC, à rentrer à la CCE, tu te dis que le plus dur est fait, et en fait c’est un cauchemar qu’il vit depuis 8 ans. Je ne sais pas où il trouve cette force, mais il continuera jusqu’à ce qu’il obtienne réparation. Les partenaires financiers de la CCE, comme EY, Orange, d’autres marques, des grands groupes français du CAC40, veulent juste sponsoriser un événement qui va leur rapporter du « cool », et peut-être de futurs employés à court terme. Comme dans le cadre des thématiques liées au sexisme dans mon ouvrage, on se soucie plus de l’image que du bien-être des étudiantes et des étudiants. Quand il y a un viol, ils cherchent d’abord à montrer au monde à quel point ils sont au fait des questions de sensibilisation, avant de s’occuper des étudiantes violées. C’est une question de priorité. 

Quand un étudiant n’accepte pas d’intégrer ce système-là, il est considéré comme un « nobode », francisation du terme nobody. Ce sont des mécanismes d’exclusion qui sont mis en place. Ne peut-on pas s’attendre à ce que ces gens-là, une fois qu’ils seront aux manettes, continuent à craindre de devenir des nobodes, et donc, répercutent ces schémas jusqu’à la fin de leur vie professionnelle ?

C’est une très bonne question. Je ne le dirais jamais assez ; huit ministres et secrétaires d’Etat sont passés par ces écoles, 46 députés, à peu près un quart des patrons du CAC. Ils vont avoir les manettes, ils vont être des role-model, qui vont être les décideurs de demain. La façon dont ils abordent le monde du travail et les relations au travail vont ruisseler ensuite sur tout le monde du travail. Et on observe que dans les grands fonds d’investissement, dans les grandes banques, c’est la même chose. Je crois qu’Envoyé Spécial avait fait un sujet l’année dernière, montrant que ce sont les mêmes mécaniques de hiérarchie, les mêmes mécaniques pour les femmes, les travailleuses, qui doivent accepter cette normalisation des violences sexuelles, cette sexualisation permanente, les blagues graveleuses et sexistes du boss. Elles sont habituées à ça, car on les a habitué à ça depuis le premier jour de leurs études dans ces grandes écoles. Il y a une chose dont je n’ai pas encore parlé en entretien. Deux piliers de la macronie, Stanislas Guérini et Cédric O, sont passés par HEC, ont remporté la campagne BDE avec une liste qui s’appelait Phénomène, comme les X-Men. Ils martèlent tous les deux sur le féminisme aujourd’hui, faisant preuve d’un femwashing hallucinant, alors qu’à l’époque, au vu des flyers que j’ai pu consulter, ils organisaient des soirées Lord of the strings, en référence au seigneur des anneaux, dans lesquelles ils promettaient des strings à perte de vue. Je ne sais pas si on se rend compte. Ces gens-là sont presque au pouvoir, c’est le cercle très rapproché d’Emmanuel Macron aujourd’hui. Quand je les interroge, ils refusent catégoriquement de me parler, ils en rigolent même. Ils préfèrent ne pas répondre, car ils pensent que le silence paiera plus que de me rappeler. C’est flippant de voir à quel niveau ça peut aller derrière. Quel monde du travail nous préparent ces gens-là ? 

Ce soirées, Lord of the strings, Au bonheur des putes, Au bonheur des zoulettes (noms de soirées citées dans le livre), montrent à quel point la culture du viol est intrinsèque aux activités associatives et médiatiques. Tu parles notamment d’Eglantine et Eloise, deux victimes d’agressions sexuelles et de viols lâchées par leurs institutions. Isabelle Henkens explique que tout est fait pour que la faute des agressions sexuelles soit reportée sur la victime. Comment peut-on imaginer que ces gens-là vont, dans la société réelle, une fois aux manettes, lutter contre les abus sexuels ?

Il y a deux choses dans ce que vous dites. La première, c’est qu’il n’y a aucune formation. Il y a à peine un amphi plus ou moins obligatoire par an, qui d’ailleurs participe à cette culture du viol. Il y a un slide super gênant à HEC dans lequel il est dit aux filles de faire attention à comment elles s’habillent, comment elles s’alcoolisent, comment elles dansent. Isabelle Henkens, qui a été un guide pour moi, montre effectivement comment il est dit aux étudiantes de changer leur comportement pour faire face aux agressions, plutôt qu’aux agresseurs sexuels. C’est une des choses les plus choquantes. Le premier point, c’est donc la formation. Je ne parle pas seulement de la formation des étudiantes et étudiants, mais aussi de tous les personnels administratifs. Du directeur, du sous-directeur, du directeur de la vie étudiante, bien-sûr du personnel médical, infirmières et psys. J’écris par exemple que la psychologue de l’ESSEC questionne le rapport amoureux d’Eloïse à son violeur, l’attirance physique qu’elle a pour lui, et lui conseille de se défendre la prochaine fois, de le frapper. Même après avoir travaillé dessus depuis deux ans, le dire me choque toujours. Former tout le monde est la seule porte de sortie. Et ça mettra du temps, ce n’est pas en un an ou deux ans que ce sera effectif.

La deuxième porte de sortie, et ça peut paraître strict, c’est la répression. Quand un agresseur ou un violeur agresse ou viole, les conséquences doivent être directes. Les écoles ne peuvent plus mettre une pression aux étudiantes pour qu’elles portent plainte afin d’avoir une excuse pour convoquer l’étudiant. Je n’en ai pas encore trop parlé, mais c’est pour moi le point le plus important de ce livre. La décision judiciaire, s’il y a une plainte, est totalement déconnectée de la décision académique. C’est un énorme mensonge que de penser et de dire : sans plainte, sans condamnation, on ne peut rien faire. C’est faux. Je me suis renseigné avec un peu moins d’une dizaine d’avocats. C’est un argument pour mettre la pression aux étudiantes que de dire qu’elles doivent porter plainte pour que l’école puisse agir. Le directeur de ces écoles là a des prérogatives pour convoquer un étudiant, pour faire une enquête interne, et un blâme ou une mise à pied, une suspension, le fait d’expulser un étudiant n’est jamais liée à une décision de justice. Sinon, vous imaginez ? C’est en moyenne trois ans et demi pour obtenir un procès après une plainte pour agression sexuelle. Trois ans et demi, c’est plus que le temps qu’ils vont passer à l’école ! Même s’il viole au jour 1, un étudiant sera diplômé tranquillement, sans qu’il ne se passe rien, sans qu’il n’y ait aucune conséquence sur sa vie étudiante. Et donc il pourra recroiser sa victime, continuer à agresser, à violer, pendant toutes ses années étudiantes, puisque la plainte sera traitée. 

George Orwell évoquait la « décence commune » des classes populaires et prolétaires. Vous évoquez la culture de l’humiliation dans les écoles de commerce. Assiste-t-on à la construction d’une indécence commune des classes dirigeantes ? 

Il y a, effectivement, peu de filles et de fils d’ouvriers dans ces écoles-là. Néanmoins, je ne sais pas s’il faut être aussi catégorique. La révolution MeToo a commencé en 2017 ; mon enquête sort en 2020, et je crois qu’il va y avoir encore beaucoup d’années avant que ça ne change réellement. Ce genre d’îlots déconnectés, dans lesquels on observe une reproduction des élites, une reproduction sociale chronique, sont les dernières digues à céder. En politique, Georges Tron, ça sort. Dans les médias, Zemmour, ça sort. Le sport, ça sort. Le cinéma, ça sort. Les écoles de commerce, comme ces milieux, sont des cercles néolibéraux dont l’essence est la reproduction des élites. La libération de la parole y est difficile. Je ne sais pas si l’indécence est générale, mais le changement va être très long. Pour citer à nouveau « Qu’en pensez-vous HEC ? », ils ont sorti une étude dans laquelle 6 garçons sur 10 estimaient que la meilleure façon de faire progresser les mentalités était de laisser évoluer les mentalités.

Malgré cette vague de libération de la parole, le système se reproduit sur lui-même. Les agressions sexuelles existent toujours ; le problème, c’est aussi celui de la justice et de la prise en charge. 

Récemment, je participais à une conférence avec l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles et Les méduses, deux associations qui œuvrent vraiment à améliorer toutes ces situations. Une intervenante rappelait ce chiffre très inquiétant : seulement 11% des victimes de violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement secondaire en parlent à leur établissement. C’est dire la confiance. Il y a aussi un problème de formation des Officiers de police judiciaire qui reçoivent les plaintes. Voilà deux ans que je bosse sur ça, les étudiantes, même quand elles n’ont pas encore eu de rapports avec la police, ont peur qu’on les stigmatise, qu’on questionne leur tenue, leur alcoolisation, qu’on ne les croient pas. Il y a un problème plus général, en France, sur la gestion des violences sexistes et sexuelles. Quand une étudiante est violée, pourquoi doit-elle attendre trois ans et demi pour que le procès ait lieu ? Ce sont des choses très traumatiques. Il faut que la peur change de camp. Elle est encore aujourd’hui dans le camp des étudiantes qui se font violer, puisqu’elles sont démunies. Comment veux-tu que des étudiantes et des étudiants se sentent en confiance avec les institutions de leur pays, quand on remet leur témoignage en question, quand on n’est pas formé ? Ces écoles de commerce sont en fait un effet de loupe sur la société, sur ce qui se passe partout. Il y a un système à revoir sur l’accueil des victimes de violences sexistes et sexuelles en France.

Votre ouvrage est basé sur plus de 200 témoignages, il y a donc une conscience des dérives. Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas eu de levée de bouclier ? 

Quand tu as été bizuté en première année, la seule chose dont tu as envie en deuxième année, c’est de bizuter à ton tour. C’est un phénomène étrange, une espèce de tourbillon, ces années campus, dans lesquelles tu ne te rends pas forcément compte, étudiant ou étudiante, de ce que tu subis ou que tu fais subir. J’ai des sources étudiantes, des jeunes femmes, qui me racontent qu’elles ont vécu les meilleures soirées de leurs vies en week-end d’intégration, et pourtant elles se sont rendues compte a posteriori qu’elles se sont faites agresser sexuellement, voire plus. C’est une espèce de tourbillon qui renverse toutes les valeurs, qui normalise une sexualisation permanente, qui fait de toi un corps quand tu es une étudiante. Et ce n’est que quelques années plus tard que tu t’en rends compte, notamment grâce à MeToo, mais aussi parfois quand elles retombent sur des vieux magazines, quand elles parlent avec des vieux potes. C’est comme si ces années-là étaient une bulle hermétique à tout changement. Quand ils arrivent à HEC, à l’EDHEC ou à l’ESSEC, ils passent deux ans sur le campus, et après ils vont en stage à l’étranger. ça passe vite. Avec le rythme des cours, des associations, des événements, des soirées, c’est très dur de se poser et de se dire « ce que l’on vit n’est pas normal ».  

Par ailleurs, les personnes qui remettent ça en question sont souvent des femmes, qui le font car elles ont généralement une autre ouverture que le commerce. Iris Maréchal, qui a fondé l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement secondaire, est en double-diplôme HEC-Sciences Po. Ce sont donc des gens qui ont une ouverture sur le monde qui est autre que celle du campus. Et quand ils sont à Jouy-en-Josas, ce n’est qu’une partie de leur semaine, qui sera jalonnée aussi de sorties au cinéma, au théâtre, de voir d’autres gens qui ne sont pas dans ces bulles déconnectées.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la peur est en train de changer de camp. Un article ahurissant de l’Opinion, disait que ces écoles étaient régies par la peur.  Non, c’est la culture du viol, et derrière, la peur des écoles que ça sorte. L’article questionnait très mal tout cela. Tout cela va être dur à décrasser, c’est un système qui est influent. J’ai eu des menaces de diffamation pour un tweet, où je rappelais que la culture du viol était encore présente dans l’école. Si tu veux, c’est l’ancien monde, et il a du mal à être dépoussiéré. Il a tous les privilèges, pourquoi il changerait ? Espérons que ces réflexes de classe, cette loi du silence, cette omerta arrivent à leur terme. 

 

Sacha Mokritzky
Sacha Mokritzky est rédacteur en chef de Reconstruire. Auteur du livre Retraites : impasses et perspectives avec François Cocq aux éditions du Borrego, il est également chroniqueur régulier de l'émission Quartier Constituant.

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