Maurice Midena est journaliste à la rédaction d’Arrêts sur imagesAncien étudiant de l’école de commerce Audencia, il vient de sortir son premier ouvrage aux éditions de la Découverte, Entrez rêveurs, sortez manageurs. Dans cette enquête importante et passionnante, il pointe les dangers et travers de telles écoles, et analyse finement le système global qu’elles promeuvent. Un premier essai réussi.

Vous sortez aux éditions de la découverte ce livre Entrez rêveurs sortez manageurs[1]. Ce fut le slogan de l’Inseec lors d’une campagne de communication. Quelle est l’histoire de ce livre ? Vous parlez du caractère « métamorphique » des écoles de commerce. Comment abordez-vous le sujet ?

Ce que voulait dire ce slogan, c’est que lorsque vous entrez dans une école de commerce, vous avez des rêves, des aspirations. Vous voulez les transformer en un projet professionnel qui vous permettra d’associer un bon statut social, un métier rémunérateur et des responsabilités. Il y a, derrière ce slogan, ce rythme binaire, un peu solennel, cette idée de métamorphose. Mais il y a également un deuxième discours, certainement inconscient de la part du communicant. Après être arrivé avec ses rêves ou ses vocations, quand il en a, l’étudiant est obligé de les mettre de côté, pour faire son travail de manageur, qui consiste à répondre à des choses plus pragmatiques, plus « réalistes », plus terre-à-terre.

L’introduction de l’ouvrage repose sur un discours qui a été donné à la fin des années 90 par le directeur d’HEC. Dans cet extrait, issu du documentaire HEC, derrière la porte étroite[2], Bernard Ramanantsoa s’adresse à tous les étudiants et leur dit « Nous allons opérer ensemble cette métamorphose ».  Il y avait, du discours du directeur d’HEC à la fin des années 90 au slogan de l’Inseec, cette même dynamique, cette impression de métamorphose, déjà analysée par le sociologue Yves-Marie Abraham au début des années 2000.

J’ai fait une école de commerce. Quand on discute avec les gens, on s’aperçoit qu’ils savent en général très mal ce qu’est fondamentalement une école de commerce. L’esprit général est plus ou moins connu, mais les critiques sont souvent un peu cyniques, écrites au pied levé. Je voulais donc documenter de la façon la plus complète et précise possible, pour le grand public, ce qu’était réellement un cursus de formation en école de commerce.  Il y avait en même temps le projet personnel de mettre des mots, du concept, de réorganiser tout ce que j’y avais vécu, de confirmer les intuitions que j’avais. Par exemple, le fait que l’on ne décide pas de façon pleine et entière d’aller en école de commerce ; c’est très rare d’y entrer par vocation ! J’avais beaucoup d’intuitions, énormément d’interrogations et d’hypothèses que je voulais tester via des entretiens mais également en plongeant dans tout ce que les sciences sociales avaient écrit dessus. Je me suis rendu compte que quasiment toutes mes hypothèses et intuitions étaient justes.

Ce livre ne réinvente pas la roue, mais il organise la réflexion, il propose une visée systémique. Au lieu de penser à tous les problèmes de l’école, c’est-à-dire dire les cours ennuyeux, le bizutage, comme des limites du système, je voulais montrer qu’ils complètent en réalité tous les aspects « positifs » pour créer un système de formation cohérent où chaque dynamique se complète et se nourrit des autres.

Vous dites que l’entrée en école de commerce est très rarement une vocation. Pourtant, ce sont des écoles très sélectives, qui demandent un certain niveau de préparation. N’est-ce pas paradoxal de dépenser autant d’énergie pour entrer dans un cursus qui ne nous plaît pas ?

Analysons le parcours classique d’un étudiant qui entre en école de commerce. Ce sont souvent des étudiants qui ne savent pas ce qu’ils veulent faire, qui souhaitent intégrer une filière sélective qui leur offrira de bons débouchés professionnels, et donc, de facto, un bon statut social. Ce sont pour la plupart des jeunes gens qui ne sont pas fondamentalement portés par une vocation, par une aspiration, ou des lycéens à qui on a répété toute leur vie que leur vocation profonde était irréaliste, risquée. Ajoutons à cela la pression sociale, familiale, parentale. Ils vont se diriger vers une filière sélective très généraliste dans laquelle ils auront le sentiment de garder toutes leurs portes ouvertes, et se retrouvent donc en classe préparatoire. Pendant ces deux ans dans un environnement scolaire exigent, ils vont être formés, vont travailler d’arrache-pied pour préparer les concours aux écoles de commerce. Ils n’ont cependant que très peu idée de ce qu’est véritablement un cursus en école de commerce, très peu d’idées sur les métiers auxquels elles forment. La classe préparatoire demande un haut taux d’engagement, une stimulation intellectuelle énorme. On y crée des liens particuliers avec des enseignants qui sont souvent des « despotes éclairés » extrêmement charismatiques.

C’est aussi un moment où ils travaillent beaucoup et se posent peu de questions sur leur projet professionnel ou leur projet de vie global. Les écoles de commerce, elles, semblent ouvrir un champ des possibles gigantesque. Dans cette situation, l’étudiant est happé par cette bulle hermétique qu’est la prépa. Sa vie, c’est sa chambre d’étudiant et sa salle de classe. De temps en temps, ils peuvent boire un coup, ce qui est plus ou moins rare en fonction des prépas. Ils passent leur temps à travailler. Pendant deux, trois ans, ils ont la tête dans le guidon, et ont été tellement conditionnés à passer un concours et à n’avoir comme objectif que d’obtenir la meilleure école que tout autre impératif est absent. Ils passent le concours, et le seul horizon à cet instant est d’intégrer la meilleure école de commerce possible, avec plus ou moins de fascination pour l’école, plus ou moins de désir d’y entrer. Mais ce n’est que très rarement un choix de première instance. Très peu – voire aucun – se disent « Je veux intégrer une école de commerce car je veux faire de l’audit ou du conseil. »

Dans ce livre, vous consacrez un chapitre à la « déscolarisation en milieu scolaire », concept du sociologue Yves-Marie Abraham[3]. Vous expliquez qu’en école de commerce, l’important n’est pas tant le contenu du cours que l’apprentissage d’un certain nombre de règles codifiées de vie en société et d’organisation du monde…

Nous parlons de déscolarisation en milieu scolaire car l’école de commerce a tous les apparats d’une école. Partiels, emplois du temps, salles de classe, professeurs… Ceci étant, on se rend compte très vite qu’il n’y a absolument aucun enjeu dans l’espace scolaire des écoles de commerce ; les enseignements y sont très faciles, le niveau d’exigence intellectuelle est très faible. Les cours sont consacrés à un ensemble de culture générale de l’entreprise, à la compréhension des grandes fonctions-support : les ressources humaines, le contrôle de gestion, la finance, la logistique, le marketing. Ce sont des connaissances très générales, peu stimulantes intellectuellement, qui donnent à voir les grandes tendances du fonctionnement d’une entreprise. Mais on leur fait comprendre très rapidement que leur énergie doit être consacrée à aiguiser leur habitus. Je décris dans le livre tout un tas de mécaniques, indicateurs plus ou moins inconscients, plus ou moins bien perçus, qui expliquent que les étudiants se désengagent du cours. Les étudiants, au fil de leur première année, et de l’ensemble de leur scolarité, vont se désinvestir du champ scolaire au profit des sphères sociales de l’école. Ils vont se positionner comme une personne cool, « bon délire », s’engager dans la sphère associative. De l’association choisie dépendent à la fois leur vie sociale et leur façon de commencer à développer un habitus de manageur. C’est une façon de penser, de se comporter, d’agir qui commence à être celle de manageurs en entreprise. Ils y apprennent à gérer des budgets, à trouver des partenaires, des sponsors, à gérer une équipe, des conflits, des projets. C’est dans ces associations que se développent véritablement les premières compétences.

Les cours, en complément, n’apportent pas de connaissances scolaires, au sens premier d’un savoir gratuit, théorique, conceptuel, mais des compétences extrêmement pratiques, calibrées pour le travail en entreprise, pour servir des intérêts de rentabilité.

Midena Maurice, Entrez rêveurs, sortez manageurs, La découverte, 2021

George Orwell évoquait la « décence commune » des classes populaires et prolétaires. Vous évoquez la culture de l’humiliation dans les écoles de commerce. Assiste-t-on à la construction d’une indécence commune des classes dirigeantes ? 

Plus que d’indécence, je parlerais d’institutionnalisation du sentiment de toute puissance. Nous parlons de milieux clos et hermétiques aux regards extérieurs, qui permettent de repousser les limites de ce que la moralité commune nous pousse à adopter dans l’espace public. Voir un étudiant très ivre plusieurs fois par semaine fait de lui un bon vivant, pas un alcoolique. Par ailleurs, la consommation sexuelle y est tant endogène qu’elle devient un instrument de popularité, ou un instrument d’humiliation – pour les femmes, notamment. Même si l’abondance de ces rapports est moins la résultante d’un impératif de transgression moral, que d’une vie en vase clos.

Ceci dit, les bords du cadre moral sont repoussés en permanence. Ou plutôt, ils sont dépassés en permanence, avec une transgression conscientisée et consentie. C’est une façon de créer un esprit de corps, de tester les limites de l’autre. « Si tu es capable d’aller aussi loin que moi, tu es comme moi. » Tous ne le feront pas avec la même intensité, mais tous vont incorporer cet esprit de corps plus ou moins intensément.

Dans beaucoup d’écoles de commerce, cela passe par un ensemble de petites humiliations, des petites formes de bizutage. Quelqu’un capable de se mettre nu en week-end d’intégration sera un peu plus intégré, un peu plus cool. Une humiliation bien dosée, qui va juste au bord de la limite sans la franchir trop franchement, permettra d’accroître le statut social de l’étudiant. Mais ça ne se passe pas toujours avec le degré “adapté”. Et les conséquences en termes de santé physique et mentale peuvent être terribles pour les victimes des bizutages les plus durs.

Il y a peu de temps, une vidéo circulait, où des étudiants chantaient « DSK c’est mon papa, Nafissatou c’est une salope. ». Je suis certain que si j’avais été étudiant à l’EDHEC, j’aurais fini par chanter cette chanson. L’école de commerce te conditionne à accepter des choses qui, moralement, sont tout à fait inacceptables, parfois même judiciairement condamnables. C’est un processus puissant qui transforme n’importe qui ou presque. Pour une majorité, c’est une source de plaisir réelle ; celui d’être accepté par un groupe, d’une part, et d’autre part ce plaisir personnel de la transgression, du dépassement de l’interdit. C’est une bulle fermée, sécurisée, avec ses propres codes, parfois violents, qui vit en complète autarcie. Coupés de l’extérieur, du cadre moral, les étudiants cultivent ce sentiment de toute-puissance. Les soirées en école de commerce, ce ne sont pas simplement des jeunes qui s’amusent, mais des jeunes qui s’amusent dans un cadre très précis, avec ces violences, qui peuvent être destructrices. Nous ne pouvons imaginer que ça n’ait pas d’impact sur les modes de comportement et de pensée de gens qui seront ensuite des cadres.

Je ne dis pas que tous ceux qui sortent d’une école de commerce finissent par devenir mauvais, mais ils ont une élasticité morale bien plus élevée que le reste de la population. Leur rapport à leur propre pouvoir et à ce qui est acceptable est, à mon avis, malsain. 

David Graeber, qui à travaillé sur les bullshits jobs[4], explique justement qu’il faut à ces travailleurs une forte élasticité morale. Dans le livre, vous évoquez que le terme le plus repris par les étudiants de Grenoble pour évoquer leur année est justement « bullshit ». Y a t-il une porosité ?  

Je risque de casser une idole. Le livre de David Graeber est en fait assez faible conceptuellement. Dans les bullshit jobs, il mélange à la fois les gens qui font semblant de travailler, les gens qui pensent leur travail inutile et les gens qui en connaissent l’utilité mais le jugent néfaste. Déjà, ces trois situations n’ont rien à voir ensemble. Et Graeber s’appuie sur des travaux statistiques très faibles.

Ensuite, Graeber reste dans une analyse hyper subjectiviste, met l’analyse marxiste de côté et n’essaie pas de penser de manière plus objectiviste et générale. Il y a dans l’idée de bullshit job une absurdité existentielle à la Camus, qui ferme les yeux sur les réelles dynamiques explicatives. Il paraît absurde qu’un consultant soit mieux payé qu’un infirmier. Mais en termes purement économiques, un consultant qui va conseiller une entreprise sur le déploiement d’un nouveau logiciel de relation client a pour le capital bien plus de rentabilité potentielle qu’un infirmier. Par ailleurs, nous constatons qu’ils ont des bullshit jobs, mais y restent. Ils ont des métiers qu’ils considèrent eux-mêmes néfastes, portant préjudice au monde et inutiles socialement. Mais ces métiers promettent un bon statut social rémunérateur.

C’est là que l’élasticité morale entre en jeu. En termes de morale, un métier de consultant, de contrôleur de gestion, n’apportent pas forcément de plus-value à la société. Mais affectivement, ils ont déjà dépassé ce problème. Ces métiers offrent un bon salaire, de bonnes conditions, un treizième mois, de l’intéressement ; il y a peu de raisons de les quitter, surtout comparativement à ce que le marché du travail  offre comme projets professionnels, et la société, comme projets de vie. Parler de bullshit jobs, c’est se tromper dans les dynamiques affectives véritables des métiers de cadres.

Autre chose également. L’une des dynamiques du capitalisme, c’est de faire en sorte que l’une des récompenses du travail salarié soit le travail lui-même, l’épanouissement au travail. Nous parlons de culture d’entreprise, de happiness manager, de petits déjeuners gratuits, de poufs, de baby-foots. On somme le salarié d’être heureux et épanoui. Même si, individuellement, certains sont malheureux, la dynamique collective consiste à presque se forcer au bonheur. Ils se disent : « J’ai eu de la chance, j’ai fait des études, j’ai un boulot bien payé, des responsabilités, pourquoi serais-je malheureux à faire ce travail ? »

Les affects sont positifs, le cadre moral élargi permet d’accepter l’inutilité, et enfin, la seule perspective de pensée politique qui s’offre à eux est celle du monde capitaliste néolibéral. En dehors de cela, point de salut, ni perspective de pensée politique ou de pensée morale différente. Beaucoup ont des discours critiques, mais ne les portent pas puisqu’ils ne les pensent pas légitimes. La résultante d’un formatage comportemental et idéologique qu’a réalisé l’école fait que tu acceptes d’autant mieux ta position sociale, ta position de travailleur dans ta position de cadre ou de management dans une entreprise.

Maurice Midena sur Le média :

Les écoles de commerce, comme les grandes écoles d’administration, sont paradoxalement une création du capitalisme néolibéral et participent à le générer. Est-il possible de les supprimer ?

Je vais tenter une analyse – je ne suis pas un théoricien, comme on peut s’en douter, mais je m’y risque. Si le capitalisme néolibéral s’arrêtait demain, nous n’aurions pas besoin de supprimer l’ENA. Il est tout à fait envisageable que nous ayons besoin d’institutions qui forment des fonctionnaires de l’État, parce que cela demande des compétences, des savoirs particuliers. Même si nous mettions fin à la propriété privée lucrative, il faudrait du personnel capable d’organiser le bon fonctionnement administratif de l’État.

De la même manière, si nous voulions refondre le système de l’impôt et permettre qu’il soit payé par tous sur internet. Sortir des schèmes d’imagination du capitalisme libéral n’empêche pas la nécessité de travailleurs compétents pour planifier, coder, réfléchir l’expérience utilisateur pour qu’un enseignant montpelliérain et une retraitée du Vercors aient la même facilité pour déclarer et payer leurs impôts en ligne. Il faudrait alors des chefs de projet, des manageurs, pour coordonner, gérer les conflits, organiser le travail collectif.

Je ne pense pas que ces écoles disparaîtront, mais il faudrait les désinvestir de l’impératif capitaliste et néolibéral. Dans un système communiste, nous aurions également besoin des savoir-faire de cet univers, à utiliser de façon parcimonieuse. L’article de Parker Pourquoi il faut passer les écoles de commerce à coups de bulldozer ?, ou dans le livre de Florence Mobile J’ai fait HEC, je m’en excuse, posent un rapport de moralité qui pointe du doigt les écoles elles-mêmes. Plutôt que de fermer les écoles de commerce, il faut s’intéresser au système global, et repositionner ces écoles dans le système. C’est le cœur de la chose : pour penser correctement les écoles de commerce, il faut identifier ce qu’elles servent : le capitalisme néolibéral. Dès lors que cet espace de pensée historique, socialement et économiquement construit, est réinvesti, nous pouvons reprendre un peu de distance critique vis-à-vis du problème, saisir des perspectives inaccessibles sans passer par la case du prisme idéologique et intellectuel. La grande force de l’école de commerce, comme le capitalisme néolibéral, c’est d’enfermer les gens dans un système et d’en faire disparaître les bords, de rendre naturel et indépassable un cadre idéologique. Il y a tout un défi qui consiste à redonner de l’imaginaire politique ; remettre l’église au milieu du village pour mieux en sortir.

Les écoles de commerce ne sont pas seulement une bande de « fils à papa » bourrins qui veulent devenir des winners. Une belle partie d’entre eux sont des gens très bien faits intellectuellement, plutôt brillants, portés par des idées, des idéaux même, avec des vocations progressistes – au sens large -, une volonté de lutter contre le réchauffement climatique, de mieux répartir les richesses… Simplement, toute possibilité de penser en dehors leur est confisquée. Il n’est pas possible de demander à des jeunes femmes et des jeunes hommes tout juste bacheliers, conditionnés par une classe préparatoire, de se montrer par eux-mêmes responsables, intelligents, critiques, porteurs de grandes valeurs.

Lors d’une simulation présidentielle que je cite dans l’ouvrage, Jean-Luc Mélenchon atteignait le score de 15%. C’est énorme. Ces gens, portés par des idées de gauche, sont sapés par l’école de commerce. Il faut leur envoyer comme message que leurs critiques sont légitimes, qu’il est vital de s’engager pour autre chose que ce qu’on leur a vendu pendant des années.

[1] Midena Maurice, Entrez rêveurs, sortez manageurs, La découverte, Paris, 2021.

[2] Lamotte Christophe, HEC, la porte étroite, Arte, 2001.

[3] Abraham Yves-Marie, « Du souci scolaire au souci managérial », Revue française de sociologie, vol. 48, no. 1, 2007, pp. 37-66.

[4] Graeber David, Bullshit jobs, Les liens qui libèrent, 2018.

Sacha Mokritzky
Sacha Mokritzky est rédacteur en chef de Reconstruire. Auteur du livre Retraites : impasses et perspectives avec François Cocq aux éditions du Borrego, il est également chroniqueur régulier de l'émission Quartier Constituant.

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