Dans un contexte de questionnement identitaire faisant suite à la chute du communisme, la question de la guerre d’indépendance de la bulgarie cristallise toutes les discordes. Lumière un des événements les plus tragiques de l’histoire bulgare : le massacre de Batak. De quelle manière fut traité ce massacre dans la mémoire collective en Bulgarie  ?

Après la chute du communisme, en 1989,  une opération de réécriture des manuels d’histoire va changer encore l’axe de traitement de la mémoire de Batak, jusqu’à en devenir un objet de clivage politique. Une désacralisation du rôle de la Russie va alors être opérée et le rôle « perfide » du congrès de Berlin dans la division territoriale de la Bulgarie est mis en exergue. L’image des Turcs a gardé une connotation négative dans la Bulgarie actuelle ce qui explique en partie le succès du parti d’extrême droite « ATAKA », ouvertement xénophobe et anti turc mais aussi la création d’un parti dit « Pro-turc » (Mouvement de droits et libertés) ayant un grand succès dans le sud de la Bulgarie peuplé de minorités turques très présentes ainsi que dans certaines enclaves peuplées de turcs dans le nord du pays. Le massacre de Batak dans ce contexte cristallise le clivage sur la connotation communautaire et religieuse qui peut découler de la vision de ce conflit. Dans  ce contexte politique communautarisé nombre d’auteurs de projets scientifiques et de projets non- gouvernementaux vont entreprendre des œuvres militant pour la tolérance, le « multiculturalisme ». L’image des Turcs est liée également à l’évolution très lente de la sphère publique, de l’espace politique, mais aussi à l’usage politique de la mémoire et la résolution des crises en trouvant un bouc émissaire, une image facile de l’ennemi. À ce propos, les résultats d’une enquête représentative de 1997 sur l’effet des classes d’histoire ne sont pas surprenants. Les auteurs soulignent qu’en 1997, 84 % des étudiants continuent d’associer le voisin turc à « la cruauté » (les premières associations étant « un yatagan », « un couteau », etc.). Selon eux, « l’image du voisin turc est la plus homogène », « il est conçu comme l’Étranger par excellence » . La mémoire de Batak est dans ce fait  encore utilisée par les partis extrémistes à des fins religieux et xénophobes.

 l’église Orthodoxe a canonisé les victimes de Batak, canonisés depuis longtemps dans les cœurs des bulgares sans l’officialisation de l’église

En 2007, la publication d’un projet universitaire évoquant le « Mythe de Batak » a bouleversé l’opinion publique et politique. Les historiens, les politiques, l’Eglise Orthodoxe se sont emparés de l’affaire dénonçant une tentative de  « réécriture de l’histoire ». L’idée des travaux universitaires était de mettre la lumière sur l’usage politique du massacre de Batak mais aussi son rôle dans la cristallisation des conflits confessionnels en Bulgarie. Le rôle des pomaks étant trouble, les universitaires se demandait si le massacre de Batak n’était pas un massacre perpétré par des bulgares contre des bulgares. Néanmoins, bon nombre de témoignages affirment que l’armée non régulière ottomane (dont le chef Ahmed Aga, suite aux massacres à Batak,  a néanmoins été promu dans l’armée régulière ottomane et décoré) utilisaient les Pomak sur le coup de la contrainte et de la menace de mort, les obligeants a être les bourreaux et uniquement bourreaux dans les décapitations de Batak. Au moment de Batak, l’empire Ottoman a avant tout instrumentalisé les Pomaks dans une forme d’humiliation des populations locales. Peu d’entre eux étaient enclins à tuer leur voisin. La question de ces travaux (« Mythe ou réalité ») posée avec violence heurte l’emprunte gravée dans la mémoire historique collective , mais aussi au fait non contestable que les troupes ottomanes étaient composées de turcs et non de pomaks. La défense de la thèse selon laquelle le massacre de Batak n’en est pas un, en minimisant les bilans et en contestant les témoignages  de l’époque de la part de journalistes américains et diplomates britanniques, allant même jusqu’à la négation du joug turc, ont réveillés des plaies tant dans la mémoire familiale de descendant d’insurgés ou de victimes de Batak, que dans la mémoire nationale. L’idée politique de ces travaux défendant la thèse d’un mythe empêchant les bonnes relations entre la Bulgarie et la Turquie ne saurait justifier une telle falsification, selon le Professeur Bojidar Dimitrov, historien et Directeur du Musée national d’histoire. La récupération politique de la mémoire d’un coté comme de l’autre n’a en aucun cas aidé à la recherche scientifique dans un contexte politique tendu. En réponse, l’église Orthodoxe a canonisé les victimes de Batak, canonisés depuis longtemps dans les cœurs des bulgares sans l’officialisation de l’église,  et l’extrême droite a fait de la mémoire de Batak un des thèmes de sa campagne là où les révolutionnaires de Batak se battaient surtout pour le droit de chaque Bulgare a vivre avec ses croyances et ses origines.

« On massacre un peuple. Où ? En Europe. Ce fait a-t-il des témoins ? Rien qu’un témoin, le monde entier. Les gouvernements l’aperçoivent-ils ? Non ! Aura-t-il une fin, le martyre de ce peuple héroïque ? Il est grand temps que la civilisation l’interdise »

Victor Hugo au Parlement français en août 1876 à propos des exactions Ottomanes en Bulgarie.

Au XIXe siècle,  de nombreux intellectuels bulgares vont à la fois s’inspirer de cette connotation religieuse mais aussi des enseignements de la Révolution française afin de penser la Bulgarie « d’après ». La ferveur gronde.  Vasil Levski, révolutionnaire et idéologue de la révolution nationale bulgare dans la lutte contre l’occupant ottoman, cherche à organiser des soulèvements à travers l’ensemble des territoires de la Bulgarie envahie via des comités régionaux. Il fondera en 1869 l’Organisation interne révolutionnaire afin de créer une République Bulgare inspirée des modèles libéraux Français et Anglais et garantir ainsi la coexistence de toutes les ethnies (bulgares, juifs, arméniens, valaques …)  dans une Bulgarie libérée du joug Turc. Pendu en 1873 à Sofia, il sera érigé en héros national à la Libération. Les faiblesses financières et militaires de l’Empire Ottoman créent progressivement un contexte propice pour que des révolutions Bosniaque et Bulgare éclatent afin d’obtenir une indépendance nationale en 1876. En réponse, les répressions violentes de l’Empire Ottoman donneront lieu à de nombreux massacres dont celui de Batak, un petit village niché dans la montagne les Rhodopes, au Sud-Ouest de la Bulgarie, le 30 avril 1876, à la suite de la proclamation de son indépendance durant neuf jours par le Comité révolutionnaire.

Le Massacre de Batak, une réponse de l’Empire Ottoman à l’insurrection d’Avril

Selon l’historien bulgare Aleksandar Vazenkov, il s’agit d’un acte de sauvagerie des Ottomans à l’encontre des insurgés et des populations civiles. Suite à la prise du pouvoir par le Comité révolutionnaire, sur la zone de Batak, une première bataille éclate entre les Batakis et les Bachi-bouzouks (corps de l’armée Ottomane dirigé par Ahmed Aga). Face à la supériorité des 8000 soldats Ottomans envoyés en réponse, les Batakis décident de négocier avec les Ottomans qui promettent le retrait des troupes en échange du désarmement des révolutionnaires,  le 30 Avril 1876. Suite à cela, les habitants de Batak, sans moyens de défense, subissent une seconde attaque Ottomane. Le massacre de Batak commence. Il se terminera le 4 mai. Les témoins parlent de « décapitations », d’habitations « brûlées », « d’os d’enfants », comme le relate le rapport du diplomate Eugène Schuyler publié dans le Daily News. Les corps sont empilés au milieu de la place publique et près de l’église. Le journaliste américain Mac Gahan, dans ses reportages, dresse le tableau effrayant de  « crânes aux cheveux gris, des tresses noires ayant auparavant orné des têtes de jeunes filles, des troncs mutilés d’hommes, des lambeaux pourrissants d’enfants ».

“Pour humecter leurs lèvres et celles de leurs enfants, les femmes utilisaient l’huile des encensoirs des icônes et même le sang des morts. . “

Le symbole le plus saisissant de ce massacre est le sort réservé à ceux ayant trouvé refuge dans l’église de ce village. Construite en pierre mais basse et à moitié sous terre, du fait de la législation, durant le règne Ottoman, qui empêchait les églises d’avoir une envergure plus grande que les mosquées, cette église aurait été le lieu du calvaire le plus atroce pour des centaines de femmes, d’enfants et de vieillards sans armes et sans défense. C’est ici que se sont produits les massacre les plus monstrueux et les plus emblématiques de cet évènement. Ekaterina Peïtchinova, directrice du Musée d’Histoire de Batak,  raconte la fin du siège :

« L’église résiste pendant trois nuits, sous les tirs incessants de l’ennemi. Les Turcs lançaient des ruches d’abeilles et des bottes de paille en flammes pour obliger les gens à sortir. La plupart des prisonniers malgré eux meurent asphyxiés. Pour humecter leurs lèvres et celles de leurs enfants, les femmes utilisaient l’huile des encensoirs des icônes et même le sang des morts. Un vieillard avait même donné le conseil de commencer à creuser la terre pour trouver des eaux souterraines. Le printemps était sec et pas une seule goutte de pluie n’était tombée. Après trois nuits de martyre, les survivants décident de chercher le salut à l’extérieur. Mais devant les portes de l’église les attendait Ahmed aga. Ils avaient le choix entre l’islam et la mort. »

Eglise de Batak actuellement reconverti en musée et monument aux morts pour la nation @office du tourisme de Batak

Suite au massacre, le village est brûlé et abandonné à son triste sort avec le peu de survivants qui y restent. Les sources oscillent entre 3000 et 5000 victimes dans Batak même et s’accordent sur un bilan de 30 000 victimes dans les différents bastions révolutionnaires de Panagyurichté, Perushtitsa, Bratsigovo et Batak durant l’insurrection.. Les musulmans tués par les révolutionnaires bulgares sont, quant à eux,  évalués aux alentours de 1000.

Ce massacre est vu par les observateurs comme une réponse de l’Empire Ottoman aux insurgés Bulgares, dans un contexte de crise et d’affaiblissement de son influence. Cependant,  durant les neuf jours d’indépendance auto-proclamée par les révolutionnaires Batakis, l’histoire démontre qu’il y eut des exactions de la part des bulgares à l’égard des Pomaks, chrétiens convertis de force à l’Islam,  qui n’étaient pas forcément enclins à soutenir le régime Ottoman, mais qui furent tout de même sacrifiés par les révolutionnaires bulgares. Néanmoins, l’aspect politique d’un tel massacre semblait évident au vu du contexte. Réprimer avec force une ville qui se déclarait indépendante était vital pour un Empire Ottoman qui voyait son territoire rongé par les révolutions d’indépendance et était confronté à une menace Russe de plus en plus forte et soucieuse d’étendre son influence  autour de la Mer noire, notamment par la libération des peuples slaves de la péninsule Balkanique. Suite à la guerre Russo-Turque de 1878, la petite Bulgarie Septentrionale obtient son indépendance. Le traité de San Stefano va créer une principauté bulgare et une zone restée sous la domination ottomane, la Roumélie de l’Est. Il faudra attendre le  6 septembre 1885  pour que l’ensemble de la Bulgarie devienne un Etat indépendant  et le 22 septembre 1908 pour que le royaume de Bulgarie soit reconnu à part entière par les grandes puissances.

Une prise de conscience internationale et Bulgare

La communauté internationale est loin d’avoir ignoré le soulèvement bulgare et le massacre de Batak. Le discours de Victor Hugo à l’Assemblée nationale n’en est qu’une des facettes. Les étudiants du Collège américain de Constantinople entrent en correspondance avec l’Occident  et écrivent à l’Ambassade du Royaume-Uni. Les reportages menés la même année par le journaliste américain Mac Gahan pour le compte du Daily News et le rapport d’une commission composée du consul américain à Constantinople Schuyler, d’un journaliste allemand et d’un diplomate russe,  Kniaz Tseretelev, contribuent également à la médiatisation internationale du conflit et des massacres qu’il engendre. C’est cette médiatisation qui conduit l’Occident à dénoncer  les « horreurs bulgares », comme les désigne Gladstone, homme politique britannique. Des Européens de renom, tels Charles Darwin, Dostoïevski,  Tourgueniev, Oscar Wilde,  Giuseppe Garibaldi, entre autres,  se prononcent contre les exactions Ottomanes en Bulgarie. Dostoïevski écrit notamment que « le massacre de Batak a révélé au monde l’existence du peuple bulgare ».  Tout cela a permis une prise de conscience de l’opinion publique et a infléchi notamment la diplomatie britannique qui, l’année suivante, a refusé de soutenir l’Empire Ottoman face à la Russie. C’est ce qui permet, entre autres, après l’échec de l’Insurrection d’Avril,  d’aboutir à l’indépendance de la Bulgarie, après la guerre Russo-Turque de 1878 et le traité de San Stefano. 

“Le massacre de Batak va renforcer l’imaginaire national bulgare.  Après les atrocités de Batak, le mythe du « Grand-père Ivan », le roi russe Libérateur  de « ses frères » slaves et chrétiens (un mythe qui date de l’époque du Réveil national bulgare au  XVIIIe siècle)”

 En Bulgarie, Batak est érigée en symbole de sacrifice au nom de d’indépendance.  En 1882, les habitants de Batak s’adressent à la Principauté de Bulgarie pour l’octroi d’une aide à la construction d’un monument et d’une nouvelle église.  Le conseil des ministres donnera 10 000 levas d’or pour la construction de la nouvelle école et de la nouvelle église. La volonté des habitants était de faire de l’ancienne église « Sveta Nédélya » un monument à la mémoire de ceux qui sont morts  pour la libération politique de la Bulgarie. C’est à cette époque que dans cette ancienne église est installée une exposition muséologique avec des cranes et des ossements des victimes, les quelques armes et les troncs d’arbres sur lesquels elles étaient décapitées. A l’initiative du Comité « 4 mai » en 1910, une association à but caritatif nommée « Monument Batak » dont le but était de réunir et préserver les ossements des « héros et des martyrs de Batak » pour leur conservation,  l’église sera transformée en mausolée et «  lieu de mémoire pour éduquer la jeune génération dans l’esprit de patriotisme ». Le massacre de Batak va renforcer l’imaginaire national bulgare. Après les atrocités de Batak, le mythe du « Grand-père Ivan », le roi russe Libérateur de « ses frères » slaves et chrétiens (un mythe qui date de l’époque du Réveil national bulgare au  XVIIIe siècle), sera amplement repris après la victoire Russe sur l’Empire Ottoman. Cela contribuera à voir la Russie comme la grande protectrice des autres peuples slaves partout dans le monde.  Mais pas seulement. Le massacre de Batak contribuera à l’autre récit national. Celui de l’arrachement de la Bulgarie à la féodalité, à un monde arriéré et renfermé, et à son ouverture vers un destin européen.

Le poète national  Ivan Vazov (1850-1921) a accueilli à son domicile un enfant resté orphelin après les massacres à Batak.  Une de ses poésies, largement connues en Bulgarie, est directement inspirée de ces évènements : « Commémorations de Batak 

                                         (Le récit d’un enfant)

Oncle, je suis de  Batak. Vous connaissez Batak?

Heh, il est derrière la forêt … très loin

Je n’ai ni père, ni mère: je suis  orphelin

et je tremble un peu …. l’hiver arrive maintenant … 

Ils les égorgaient, mon oncle, je les ai vus …

Avec la hache ils les découpaient,  voilà comme ça sur la bûche …». 

(Traduction libre du texte)

Un autre poème de Vazov consacré à la guerre Russo-Turque se  termine, cependant, par une image de revanche : « Deux années plus tard  Gourko (Ndlr : le Général russe à l’origine de la Libération) est venu et des temps mauvais ont commencé pour eux, nous les avons massacrés comme ils nous avaient massacrés avant, on les immolait sur la bûche ». ( Cycle de poèmes  « Zdrastvuyté bratuchki », ( Bienvenus, les frères !), 1881, traduction libre)

Dans un premier temps, la mémoire va être donc traitée dans la constitution d’un mythe et d’un récit  national pour la toute jeune nation bulgare. Elle va s’inscrire à la fois dans une tradition panslaviste mais aussi d’un regain religieux sous la royauté. L’opposition dans le récit de Batak entre les « victimes orthodoxes et les bourreaux musulmans » va légitimer en quelque sorte le régime royal constitutionnel  dans une Bulgarie libre et indépendante alors même que le héros national Vasil Levski plaidait pour une république sur le modèle français, « république pure et sainte », avec pour objectif d’organiser la cohabitation entre les différentes communautés sans distinctions. 

C’est pendant la période socialiste qu’une certaine inflexion sur le travail de mémoire fut opérée dès 1944. La vision du massacre y est plus « marxiste » et le régime en fait un symbole de la lutte contre l’impérialisme Ottoman mais pas seulement. Les manuels d’histoire longuement inspirés de ce qu’a écrit Nikola Stanev en 1928 dans « Le bain de sang à Batak » accusent aussi les nouveaux- riches (« tchorbadzhis »)  de Batak « assoiffés de richesse » d’avoir traité avec les turcs contre le peuple. En 1945, l’Ordonnance N°5 du Ministère de l’éducation nationale qui avait pour but de « dé-fasciser » l’histoire retire en grande partie la dimension religieuse de la vision du conflit, en insistant plus sur la  lutte d’indépendance que sur une lutte interconfessionnelle. Néanmoins, le nouveau récit de l’histoire de Batak insistera sur la vie dure des couches populaires de la société durant le joug turc, les vols et le mauvais traitement infligé aux chrétiens tout en enlevant la teinte nationaliste qui était en vigueur dans les livres d’histoire avant 1944 (notamment sous le régime de Boris III, roi qui a collaboré avec le régime Nazi) . En 1963, l’Etat socialiste construit le mémorial de Batak afin de promouvoir la mémoire de cet évènement  majeur de la constitution de l’histoire de la nation bulgare. Le but du régime communiste en principe était de dénoncer « les trahisons de la bourgeoisie chauvine » et de « l’impérialisme » et de « glorifier les masses ». Le massacre de Batak, de ce point de vue, est une glorification de l’héroïsme des masses populaires.

Mémorial de Batak. @wikipédia

Au final, le massacre de Batak cornérise donc une bataille politique quant au mythe national bulgare. La droite et l’extrême droite essaient de se réapproprier de manière ethniciste l’histoire complexe de la guerre de libération du peuple bulgare, pourtant au carrefour des mondes à des années lumières de la vision des héros national :

«Une fois libérés, créer une sainte et pure république où chacun pourra y vivre librement, indépendamment de son origine, de sa religion, de ses convictions »

Vasil Levski, héros de la révolution d’indépendance bulgare, 1868.

BIBLIOGRAPHIE :

  1. Liliana Deyanova, Après les batailles. Les manuels d’histoire bulgares après 1944 et après 1989. Education et Histoire, 2000, Paris, M.-El. Ducreux, Ed.
  2. Tzvetan Todorov, Mémoire du mal, tentation du bien, Paris, 2000 : Robert Laffont.
  3. Balkanistic Forum N°1 / 2013, National Models of Memory, The Russo-Ottoman War 1877 – 1878, Bulgarie
  4. Nadège Ragaru, chargée de recherche au CNRS ( CERI-Scienes Po) ,  Usages politiques du passé et controverses historiographiques : le cas du « massacre de Batak », in  Symboles et mémoire à l’Est, Le Courrier des pays de l’Est, 2008 /3 ( n°1067), La Documentation française
  5. Emission de la TV bulgare NOVA sur le : Massacre de Batak  (en langue bulgare),  date non-précisé, source YouTube.

Charles Demange